Saint-Pétersbourg 1992
De Léningrad à Saint-Pétersbourg.
Une ville dans le passage du temps.
Mai 1992. Depuis quelques mois seulement, Léningrad a retrouvé son ancien nom : Saint-Pétersbourg. La ville porte encore les traces du nom qu’elle vient de quitter.
Quelques mois après l’effondrement de l’Union soviétique, Saint-Pétersbourg apparaît comme une ville en suspens. Les signes d’un monde ancien côtoient ceux d’un monde nouveau : les uniformes, les monuments, les cortèges, les façades, les intérieurs et les regards.
Autour du croiseur Aurore, des commémorations de mai et des lieux de mémoire, la ville reste profondément marquée par l’histoire de Léningrad, par la guerre, par le souvenir soviétique et par l’incertitude du présent.
Cette série ne cherche pas à tout dire de Saint-Pétersbourg. Elle retient des fragments : un marin devant l’Aurore, un cortège sur la perspective Nevski, une place devant l’Ermitage, une réunion dans un hôtel, des silhouettes, des détails, des traces.
Grise ou lumineuse, pauvre mais fière, Saint-Pétersbourg semble alors hésiter entre mémoire et avenir. Une ville qui porte le deuil d’un monde disparu, mais qui regarde encore vers l’espoir.
Daniel Muller, mai 1992.
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